PFA/Sommaire du numéro 58-59


 

 



Présentation du numéro 58-59
Janvier - juin 2010

Usagers-Experts : la part du savoir des malades
dans le système de santé

Coordination : Emmanuelle Jouet et Luigi Flora

Sommaire
Note de synthèse (Emmanuelle Jouet, Luigi Flora, Olivier Las Vergnas)
Plaquette et bon de commande



Présentation du numéro
par
Emmanuelle Jouet

La question centrale de ce numéro est celle de la part du savoir des malades dans le système de santé. Comme l'indique la note de synthèse (Emmanuelle Jouet, Luigi Flora et Olivier Las Vergnas), des savoirs issus du vécu de maladies chroniques commencent à être envisagés comme pertinents en eux-mêmes et non seulement comme auxiliaires des savoirs des médecins ou des soignants. Bien sûr, ces reconnaissances des "savoirs expérientiels des patients" comme étant plus qu'un facilitateur d'une éducation thérapeutique descendante sont loin d'être la norme et les articles qui sont réunis dans ce numéro cherchent à mettre en évidence quelques une de ces émergences.

Ces contributions illustrent ainsi différentes situations de modification du rapport de domination du soignant sur le patient. Leur mise en perspective suggère la complémentarité de leurs origines : des chercheurs travaillant sur l'autorégulation, comme Bandura et Lorig à Standford, des malades, parents et proches comme le montrent Bencivenga et Thomas, des bibliothécaires ou acteurs culturels comme à la Cité de la Santé ont en effet pris ou repéré des initiatives en la matière.

Ainsi, Albert Bandura s'intéresse-t-il à la dimension des autosoins. Prenant en compte non seulement les besoins biomédicaux mais aussi les besoins psychosociaux de la personne, ses travaux visent le maintien en bonne santé des personnes non malades et la prise en charge personnelle des soins par les malades. Le modèle agentique qu'il a développé en s'appuyant entre autres sur l'autorégulation et les motivations étudie notamment l'efficience du " sentiment d'efficacité personnelle " dans la gestion de la maladie d'une personne souffrante. L'auteur montre comment de telles stratégies modifient les critères métaboliques, comme cholestérol, glycémie, présence de plaque sur les parois artérielles. Il met ainsi en lumière l'articulation entre l'efficacité des avancées technologiques sur la promotion de la santé et la prise en compte des théories de l'autorégulation et l'autogestion, notamment pour la gestion des maladies chroniques. Ainsi, les techniques combinées d'autosoins et de travail motivationnel enseignées par K.Lorig et ses chercheurs à des patients arthritiques sont probantes sur de nombreux paramètres comme régression biologique de la maladie, réduction de la douleur, amélioration de la qualité de vie, de l'état de santé ou encore diminution de l'utilisation des services médicaux. Alors que ce type de résultats est constaté à la fois dans différents pays et pour des maladies diverses, Bandura déplore que ces avancées ne soient que peu prises en compte dans leur utilité sociale.

Elisabeth Noëlle Hureaux alimente, quant à elle, le questionnement sur le statut de l'expérience de la maladie comme épisode autodidacte : elle décrit comment un patient à l'annonce de la découverte d'un diabète insulinodépendant va chercher de l'information sur le diagnostic posé dans une démarche active d'acquisition de savoirs. Les perturbations que cette démarche crée ne sont-elles pas nécessaires dans l'univers psychique de la personne pour " entrer " dans la maladie ? Dans un quasi-réflexe, le patient effectue par internet une autorecherche sur la maladie, les symptômes et les traitements. Ce savoir est confronté comme un effet de triangulation avec les données avancées par le médecin. Ce mouvement tend vers une autonomisation vis-à-vis du pouvoir du médecin : l'expertise du vécu de la maladie devient compétence quand le malade tend à accepter sa maladie et devient partenaire dans la négociation des décisions médicales avec les soignants. Elle trouve également des racines dans le soutien entre malades, comme dans les collectifs de personnes souffrant d'infections à VIH depuis les années quatre-vingt. Cette dimension collective construit la démocratie sanitaire et modèle les interrelations entre soignants et soignés.

Partant du fait que la relation entre médecins et patients est par essence inégalitaire entre une personne qui détient un savoir et une personne qui en a besoin, Sylvie Fainzang analyse comment les nouveaux droits inscrits depuis peu dans la Loi pour les patients peuvent appuyer la reconnaissance d'un savoir spécifique et qualifié. Il semble même que les médecins doutent de la capacité et de leur aptitude à prendre des décisions judicieuses dans le cadre des soins. En quoi est-elle légitime ? Le savoir sur lequel s'appuie les patients pour bouger les lignes d'exercice du pouvoir dans la relation soignant/soigné se fonde sur l'expérience d'une part et sur l'information d'autre part. C'est l'expérience intime du vécu de la maladie qui confère la légitimité à ce savoir, pour les associations de malades souffrant de troubles d'addiction à l'alcool et qui se constitue en groupes de pairs. L'ensemble des pays européens, notamment, tend vers la délivrance d'une information qualifiée de " claire, loyale et appropriée " de la part des médecins aux patients. Cependant, il ne suffit pas de l'annoncer comme un droit pour que cela existe dans la réalité. Ce dernier se heurte à des limités sociales et culturelles.
D'une part, les médecins, dans leur ensemble, ne reconnaissent pas la compétence des patients. Et les recherches montrent que l'information est donnée préférentiellement à des personnes appartenant à des catégories sociales supérieures ou qui laissent supposer une plus grande compréhension, ou une plus grande capacité à supporter l'annonce de la maladie. Il apparait comme dans beaucoup de problématique de l'accès au savoir que ceux qui sont informés sont ceux qui sont le mieux outillés pour savoir. Cela va plutôt dans le sens du renforcement des inégalités sociales. Les critères psychologiques ne sont pas les seuls à entrer en jeu dans le fait de délivrer de l'information " claire, loyale et approprié " car les déterminants sociaux interfèrent également dans la décision des médecins. En outre, le fait de demander ou de poser des questions quant à sa pathologie est régulièrement interprétée de façon médicale, et analyser par les soignants davantage comme une demande d'aide psychologique qu'une volonté de savoir non pathologique. Qui dit information dit accès à l'information, qui en matière médicale a été formidablement modifié par Internet et les nouvelles technologies. Il est encore fréquent que les patients subissent le courroux des soignants s'ils en font mention dans leur dialogue avec les professionnels. Et recourir à Internet est encore aujourd'hui ressenti comme une transgression à la relation soignant/soigné. Ainsi, s'il reste des domaines où les pouvoirs sont en opposition, l'autonomie des patients atteints des maladies chroniques est devenue nécessaire à l'endroit des médecins, qui développent avec leur équipe des programmes et consultations d'éducation thérapeutique. Mais il semble que cette autonomie reconnue par l'acquisition de compétences nouvelles -autosoins, autotraitement- trouve des résistances auprès des médecins dès lors que la question de l'automédication est abordée. Cela est mis en débat, tout comme celui du libre-accès aux médicaments. Il semble que dans des sociétés où les armes peuvent être en vente libre, les médicaments ne le sont pas au nom de leur dangerosité et de leur utilisation nocive. Un tel débat montre que la question du savoir et de sa reconnaissance dans la relation entre malades et médecins est cruciale et ne saurait être limitée à des critères sanitaires. Les déterminants sociaux et psychosociaux sont également à prendre en compte, au risque de le méconnaître et d'en rester à une confrontation stérile.

Catherine Tourette-Turgis par sa pratique auprès des associations, des malades et des médecins pousse la revendication d'un savoir reconnu vers l'existence d'une validation des acquis de l'expérience des patients, et propose l'ouverture d'une université des patients experts dans une faculté de médecine. Ce qui serait un processus de didactisation des savoirs expérientiels des patients. Elle s'interroge sur la nature des savoirs qu'une personne acquiert lors de la maladie. Il n'est pas suffisant de vivre la maladie pour en devenir un expert qui pourrait proposer des formations, des recommandations de recherche. Qu'en est-il de la qualité de cet apprentissage ? Sa seconde interrogation est de confronter les courants pédagogiques en éducation thérapeutique et de débattre à ce sujet.
Après la présentation d'un cadre historique et paradigmatique, posant le patient dans une injonction paradoxale dans sa position dans le système de soins -à la fois ayant droit aux soins et en dette par rapport au système qui le soigne-, l'éducation thérapeutique est dessinée dans les premiers programmes de K.Lorig aux USA. Le déploiement de ces programmes s'est poursuivi un peu partout, comme en Angleterre et en France depuis la fin des années quatre-vingt dix. Ces programmes font naître de nombreuses résistances parmi les professionnels de la santé qui ont le mérite de permettre le travail de conceptualiser sur cette notion peu définie jusqu'alors.
La position de soumission dans laquelle est placé le patient face aux soins induit des limites quant à l'acquisition d'une expertise spécifique liée au vécu de la maladie. Cette position est par nature impuissante et dépendante des façons de penser des soignants. Il existe comme un " angle-mort " (Flora L.), qui resterait impensé par les soignants. Peut-on être expert de la souffrance, expérience vécue par le malade et non-communicable ? Les conditions extrêmes dans lesquelles la maladie peut plonger un sujet souffrant peuvent donner naissance à non seulement des désirs de savoirs nouveaux mais surtout des compétences inédites surgissant dans la stratégie d'adaptation du sujet souffrant nécessaire à sa survie. Il est temps que soit dépassé le moment du témoignage des pairs quant à l'expérience vécue, et que soit reconnue cette expérience autodidacte qu'est la maladie. C'est ainsi que l'auteur ouvre un espace universitaire pour les patients où leurs expériences seront reconnues comme autant de savoirs, de compétences et de savoir-faire pouvant conduire à leur validation, leur certification et leur professionnalisation et également comme des savoirs utiles à une société qui ne considérerait pas les patients uniquement comme des consommateurs.

Nathalie Lagueux, Diane Harvey et Hélène Provencher valorisent cette reconnaissance du savoir expérientiel des patients concrètement en permettant la formation et l'embauche de pairs-aidants dans le milieu d'emploi de la santé mentale. La création de poste de collaborateur dont une des compétences affichées est de vivre avec un trouble psychique est l'un des principes du programme pair-aidant développé au Québec. Ce programme est construit sur le concept de " rétablissement " (recovery) qui pose comme valide que l'expérience de la maladie mentale puisse être génératrice de forces, d'espoir et de compétences. Ces dernières sont affichées comme utiles à la société et aux milieux d'embauche sanitaires et sociaux comme, notamment, les services psychiatriques. C'est une logique différente où la notion de pairs est valorisée jusqu'à faire intervenir des patients rétablis auprès d'autres malades. L'expérience valorisée du pair-aidant vient renforcer l'augmentation de la confiance et de l'estime de soi des patients. Mais comment forme-t-on un patient à devenir pair-aidant ? Quels sont les obstacles à éviter pour que ces embauches ne débouchent pas sur des situations de crise et de conflits ? Les recherches actuelles montrent l'importance d'informer, sensibiliser, et former les milieux d'embauche afin de les préparer au mieux à l'accueil de ces nouveaux collègues. C'est à tous les niveaux de l'entreprise qu'il est préférable d'intervenir que ce soit au plan culturel, organisationnel, de gestion et de management. Le programme Pairs Aidants Réseau, premier programme de ce type dans les pays francophones, inclut les interventions nécessaires pour réussir une telle implantation. Il semble cependant que la conviction des personnes qui promeuvent les programmes et leur croyance réelle dans le concept de rétablissement est des éléments clés de mise en place de telles interventions dans les services de santé mentale. Ce niveau de dépendance à des personnes ressources montre que si le changement de culture est en marche, il n'est pas encore arrivé à maturité.

Pour permettre l'autonomisation des patients (empowerment) leur est facilité l'accès à l'information et à l'autoformation par la création comme des espaces de ressources comme la Cité de la santé présentée par Tu Tam Nguyen et Tim Greacen. Pour collecter de l'information médicale, afin de construire son projet de santé, comme on construit un projet de vie professionnelle, les patients, usagers et proches possèdent Internet mais émergent aujourd'hui, en France, des lieux ressources comme la Cité de la santé, située à l'entrée de la médiathèque de la Cité des sciences et de l'industrie à Paris. C'est dans la possibilité d'avoir accès librement à une information concernant les médicaments, les traitements, les maladies et leurs symptômes que le patient ou son entourage peut se forger un savoir critique et distancié. Des membres d'associations de malades et de professionnels (médecins) sont également présents afin d'accompagner les demandes des visiteurs et permettent non seulement de répondre à des besoins de connaissance mais aussi à des besoins d'écoute et de soutien, afin de se construire de nouvelles représentations sur la maladie et parvenir à faire des choix quant à sa maladie et son vivre avec. Cette démarche participative vise à donner des compétences aux patients et usagers afin de dialoguer en toute égalité avec les membres de la communauté médicale qu'ils rencontrent tout au long du processus de soins, tout au long de leur vie quand il s'agit de maladies chroniques.

Ces apprentissages qualifiés de non formels peuvent se faire de façon individuelle mais également revêtir des modalités collectives comme dans groupes initiés par Rita Bencivenga et Bernadette Thomas. L'accès à l'information et l'acquisition de nouvelles compétences personnelles, voire médicales, peut passer par la consultation de ressources papier, audiovisuelle, d'entretiens. L'apprentissage non formel s'inscrit également dans cette lignée de développement de nouveaux savoirs en matière de santé. Il arrive que des patients, usagers et proches se retrouvent dans des situations hors cadres et ne trouvent pas de réponses à leurs besoins dans des formations mêmes conçues par les associations. C'est par exemple le cas des personnes de cette génération dite " sandwich ", adultes, qui sont à la fois parents d'adolescents et enfants de personnes âgées. D'un côté de la lignée générationnelle, l'autonomie des enfants n'est pas encore acquise et de l'autre côté, elle tend à disparaître, avec des personnes qui développent des troubles dus à la maladie d'Alzheimer. Les cercles d'études sont des formes de réponse qu'ont développées des habitants de Gênes (Italie) en utilisant des outils concrets de formation enter proches devenus experts de l'accompagnement de leurs parents et cherchant à optimiser leurs compétences. Ce type d'intervention communautaire participe de l'autoformation et de la formation réciproque entre usagers, en favorisant la participation active des membres du parcours éducatif. Il existe peu d'expériences de ce type valorisées et financées en Europe, c'est pourquoi le groupe de Gênes s'est lancé dans la création d'un projet multilatéral Labobs qui promeut l'idée d'un soutien des autorités afin de satisfaire les besoins des citoyens désireux d'améliorer leurs connaissances et compétences, notamment dans le champ de la santé.

Cette dimension communautaire est également privilégiée par Le Collectif " Pratiques en santé mentale communautaire " et Youssra Akleh, Solange Cartuyvels, Paulina Romero à Bruxelles. L'axe des activités proposées est d'aborder la santé mentale autrement que par le curatif, c'est-à-dire par l'angle des préoccupations et besoins sociaux et personnels des patients et usagers. Le repérage et l'échange des expériences et des savoirs sont en effet au cœur des apprentissages. La démarche de ce collectif est fondée sur la conscientisation critique des savoirs élaborée par Paolo Freire et les principes de l'empowerment des personnes. Le collectif s'est emparé de ces fondements de l'éducation populaire afin de l'installer conceptuellement et pratiquement dans le champ de la santé mentale comme autant de réponses à des problématiques peu ou pas abordées par l'approche médicale. Il a été pensé un passage des témoignages des expériences personnelles en des actions collectives dont le socle principiel réside dans le fait que chacun possède des savoirs utiles et créatifs. La démarche participative consiste à impliquer les habitants de la co-élaboration des objectifs des ateliers à leur mise en œuvre. Chaque participant fait part de son expérience des participants sur le vivre avec les troubles psychiques au sein du groupe, ce qui renforce le sentiment d'appartenance et de socialisation. De tels projets bousculent les frontières du pouvoir entre professionnels et patients et permettent la valorisation individuelle et collective de l'expérience des usagers. C'est un renversement de perspectives qui s'affiche où la pathologie psychiatrique n'est plus une aliénation de souffrances mais où la personne réalise qu'elle possède des forces sur lesquelles elle peut construire activement ses projets pour vivre " avec " la maladie et " dans " la société.

Enfin, il n'est pas possible de parler de l'expérience de la maladie sans parler de l'expérience du corps. Et même si ce thème mérite en soi un numéro de PFA, Danis Bois et Hélène Bourhis proposent d'ores et déjà de poser des jalons de leur perspective du sensible dans le champ de l'expérience du vécu de la maladie à partir de leur réflexions initiées à l'Université Fernando Pessoa de Porto. L'expérience de la maladie est avant tout une expérience du corps. Dans l'interrogation des limites d'un savoir expérientiel des patients, l'approche corporelle ne peut être négligée. Il est progressivement admis dans le champ de la formation et celui de la santé, que le patient devient acteur et auteur de ses soins. Cependant, faire une expérience ne signifie pas la connaître et avoir les capacités de la distancier pour en avoir une utilité pour soi même ou devenir formateur pour d'autres patients. L'approche existentielle est un angle possible de développement de méthodologies pertinentes dans la promotion et la validité de l'expérience des patients. L'approche somato-psychopédagogique permet des interrogations réflexives de la part du patient sur son expérience du vécu de la maladie et de questionner différemment la crise existentielle traversée. Le corps est alors comme un " corps à penser " comme un territoire d'émergence d'apprentissages et de savoirs nouveaux. Des témoignages de personnes atteintes de maladies chroniques montrent quelles caractéristiques des processus inédits d'une approche centrée sur le ressenti du corps en matière d'éducation à la santé.

A la suite de ces articles, se trouvent des notes de lecture en rapport avec la thématique du numéro ou de l'éducation et de la formation tout au long de la vie (1) .

La publication d'un tel numéro, tout comme l'écriture de la note de synthèse qui l'introduit peut être vue comme prématurée : n'est-il pas trop tôt pour prétendre à la fois offrir une vision panaromique d'un champ de pratiques en émergence et donc en plein foisonnement tout en proposant d'ores et déjà quelques premières clefs pour en structurer une analyse critique ?

Sachant qu'en plus le spectre des pathologies concernées s'étend de maladies organiques pour lesquels le savoir médical a formalisé des arsenaux de traitements et protocoles jusqu'à des troubles non encore répertoriés par l'académie, on peut effectivement penser que le risque est grand d'induire un regard trop simplificateur ou normatif à propos de cette relation entre vécu de la maladie et construction des savoirs.

Pourtant, a contrario, il nous a semblé urgent de saisir l'opportunité que représente une telle publication pour élargir à d'autres protagonistes les problématiques qui bouleversent à l'heure actuelle les rapports de pouvoir entre soignants et soignés.


Emmanuelle Jouet

Centre de recherche interuniversitaire - EA 3971 EXPERICE
Laboratoire de recherche de psychiatrie sociale, EPS Maison Blanche


(1)
Nous tenons à remercier ici les personnes qui ont contribué à la finalisation de ce numéro et à la réalisation de la traduction : Gérard Gautier, Projet Labobs, Priyanka Sumanana, Jill Chinen, Tu Tam Nguyen, Jean-Louis Le Grand, Francis Lesourd, Lydie Rollin, Haki Shtalbi, Danis Bois, Hélène Bourhis, Catherine Tourette-Turgis, Maryline Rébillon, Tim Greacen, Jean Wils, Odette Siro…

 

 

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